Une reconnaissance internationale pour une technologie de l’ÉTS

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Selon le renommé Better World Report, un appareil développé à l’École de Technologie Supérieure de Montréal (etsmtl.ca), compte parmi les meilleures technologies issues de la recherche universitaire commercialisées en 2010. Au niveau mondial, seulement 23 projets figurent sur cette liste cette année, dont le KneeKG, un appareil d’évaluation du genou mis au point par une équipe dirigée par le professeur Jacques de Guise. Cet appareil unique en son genre est sur le marché depuis l’an dernier grâce à un partenariat entre l’ÉTS et l’entreprise privée.

Le KneeKG et l’ÉTS sont en bonne compagnie, puisque les autres technologies primées cette année proviennent d’universités aussi réputées que le MIT, UCLA, Cornell, ou Purdue. Toutes ont été mises en marché avec succès et résultent de partenariats entre le secteur privé et la recherche universitaire. Elles font mentir le vieux cliché de l’université « enfermée dans sa tour d’ivoire ». Elles font aussi valoir le rôle crucial des organismes de valorisation de la recherche dans ces partenariats.

Le Knee Kinematics Graph – c’est son nom complet – est le seul appareil capable d’évaluer l’état du genou en mouvement et en 3D. Alors que la radiographie ou la résonance magnétique ne permettent que d’obtenir des images fixes en 2D, le KneeKG suit un patient en mouvement pour produire un modèle informatisé des plus infimes mouvements des os du genou à l’effort, précis au millimètre près.

Le test ne dure que 15 minutes et est effectué en clinique par un technicien. Il ne requiert aucune chirurgie et permet de détecter les anomalies de fonctionnement du genou ou même de comparer son état avant et après une intervention. Pour le médecin, il s’agit d’un moyen unique de déterminer les causes mécaniques de la douleur.

L’apport crucial de l’ÉTS
L’équipe d’ingénieurs de Jacques de Guise a mis une douzaine d’années à développer une technologie, l’exosquelette permettant de fixer des capteurs de mouvement au genou, qui est une composante du KneeKG. Pour avoir accès à l’expertise médicale nécessaire, ce professeur de génie s’est associé à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, notamment en créant le LIO, le Laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie de l’ÉTS, qui conjugue ses efforts de recherche avec ceux du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CRCHUM).

L’exosquelette est maintenant exploité sous licence par la compagnie Emovi, une entreprise de Laval spécialisée dans les solutions médicales au niveau du genou, et cela grâce à l’intervention de Valeo, la société de valorisation de la recherche de l’ÉTS, et d’Univalor, son pendant à l’Université de Montréal.

De 2007 à 2010, le LIO et EMOVI ont développé des applications logicielles cliniques qui ont permis de faire naitre le KneeKG qui aujourd’hui est homologué par la redoutée Foods and Drugs Administration américaine (la FDA), dont les exigences sont particulièrement élevées. Un exploit en soi, qui montre bien que les collaborations entre universités et industries sont non seulement possibles, mais profitables.

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